Un contrat de vacation n’est pas un contrat de travail ordinaire. Comprendre sa nature évite les mauvaises surprises en fin d’année.
Le Conseil d’État définit le vacataire comme un agent recruté pour exécuter une tâche précise, qui ne correspond pas à un besoin durable et continu. C’est la raison pour laquelle les vacataires d’enseignement sont exclus du dispositif de CDIsation des agents non titulaires.
Vous ne recevez généralement pas un contrat papier mais un arrêté de vacations, transmis après validation de votre dossier. Une heure d’enseignement non prévue par cet arrêté n’est pas rémunérée : n’entrez jamais en salle avant que votre dossier soit validé.
Si vous êtes agent public par ailleurs, il vous faut une autorisation de cumul de votre employeur principal. Si vous êtes salarié du privé, vérifiez votre clause d’exclusivité. Si vous êtes indépendant, gardez la preuve de vos revenus réguliers : c’est elle qui fonde votre statut de chargé d’enseignement vacataire.
Les réponses
Oui, c’est même la définition du chargé d’enseignement vacataire : une activité professionnelle principale d’au moins 900 heures par an. Vérifiez seulement l’absence de clause d’exclusivité dans votre contrat de travail, et l’autorisation de cumul si vous êtes agent public.
Oui. L’activité indépendante peut servir d’activité principale si elle produit des revenus réguliers (assujettissement à la CFE ou justificatif équivalent). Conservez les preuves de revenus : c’est elles qui fondent le statut.
Les sources
À lire ensuite
Les taux officiels par type de cours, le calcul en heures équivalent TD et pourquoi le premier versement arrive tard.
Les deux statuts (CEV et ATV), les conditions à remplir, les pièces du dossier et le bon moment pour candidater.
Statut, plafond d’heures, articulation avec le contrat doctoral et ce que l’enseignement apporte vraiment à un dossier.
Créez votre profil vérifié : les missions de vacation qui correspondent à votre discipline vous parviennent directement.