vacataires assurent déjà 18 à 21 % des heures enseignées à l'université
IGÉSR, rapport n° 24-25-021A, avril 2025En 2015, je terminais un master 2 recherche. J'avais un projet, une expérience internationale, et l'impression d'avoir les atouts. Il m'a fallu plusieurs années et deux continents pour comprendre que les bonnes réponses existaient, mais qu'elles ne circulaient pas.
C'est ce constat que Rézo cherche à corriger.
L'origine
Je suis parti d'une porte fermée. Je ne savais pas comment l'ouvrir. C'est cette absence de repère que j'ai voulu combler.






Parcours initial : la désillusion
En 2015, je terminais un master 2 recherche en neurosciences. Des dizaines de candidatures, une dizaine d'entretiens, aucun financement. Le plus dur n'était pas le refus : c'était de ne pas comprendre pourquoi.
Départ : apprendre ailleurs
Je suis parti en Colombie pour entrer en doctorat de psychologie. J'ai travaillé dans un call center en attendant. L'expérience m'a montré une chose simple : les bonnes informations ne manquent pas, elles manquent de circulation.
Retour : repartir de zéro
La pandémie a interrompu la trajectoire et m'a imposé un retour en France. Un parcours doctoral peut basculer sur un événement que personne n'avait anticipé. J'ai dû repartir de zéro, dans un autre pays, dans un autre contexte.
Reconstruction : la formalisation
En 2019, j'ai postulé à une allocation en sciences de gestion. Classé deuxième, j'ai appris que j'étais à égalité avec le premier, départagé par une ligne de CV mal intégrée. Ce n'était pas mon niveau qui m'avait coûté la thèse. C'était la mise en forme.
Méthode : les bons leviers
Autour de moi, les mêmes interrogations revenaient : trouver un sujet, un directeur, un financement, des heures d'enseignement, un poste après la thèse. J'ai voulu partir en Australie. J'ai cherché sur Google les mots-clés de ma thèse avec le nom de la ville visée. Un mail, un entretien, une bourse : six mois de mobilité. La méthode était simple. Le problème est que personne ne me l'avait donnée.
Translation : deux mondes
Membre fondateur d'une chaire académie-industrie, j'ai observé le cloisonnement de l'intérieur. Dans les réunions avec les mécènes, on traduit la recherche pour ceux qui n'en parlent pas la langue. C'est le cœur du métier en sciences de gestion. Ailleurs, presque personne ne le fait, et des travaux entiers restent invisibles à ceux qui en auraient l'usage.
Aucune des questions qui m'ont bloqué n'était une question d'« intelligence ». Trouver un sujet, identifier un encadrant, écrire un premier mail, savoir ce qu'un jury regarde, obtenir un financement ou une mobilité : ce sont des questions procédurales. Elles ont des réponses connues, que certains reçoivent par hasard et que d'autres découvrent trop tard.
Le talent est réparti à peu près équitablement. L'information, non. C'est ce déséquilibre que Rézo cherche à corriger.
Les idées doivent circuler, s'enrichir et se réaliser entre la recherche et la réalité, entre la rigueur et l'humanité.
Le guide
Le talent est réparti à peu près équitablement. L'information, non.
J'ai rédigé Trouver sa thèse pour rassembler ce que j'ai appris sur l'entrée en doctorat en France : où sont les leviers, quelles erreurs coûtent une année, et dans quel ordre s'y prendre.
Il se télécharge gratuitement, quel que soit votre parcours : étudiant, académique ou professionnel.
Les chiffres
Une université qui repose déjà largement sur des intervenants extérieurs, une économie qui mobilise encore trop peu ses docteurs, et des parcours de recherche éprouvants pour celles et ceux qui les mènent.
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Une génération entière de chercheuses et de chercheurs hautement qualifiés, dont les compétences restent pourtant difficiles à repérer, à comparer et à mobiliser, faute d'infrastructure commune entre l'université et le reste de l'économie.
Rézo existe pour combler ce vide : rendre ces parcours lisibles, ces compétences accessibles, et ces rencontres possibles.
Notre mission
Nous réunissons en un seul lieu les doctorants, les docteurs, les établissements d'enseignement supérieur et les entreprises qui font la recherche et l'innovation françaises.
Rendre visible ce que chacun sait faire, préparer celles et ceux qui enseignent, encadrent et transmettent, et connecter les compétences aux besoins réels : c'est ainsi qu'une carrière scientifique cesse d'avancer à l'aveugle.
Nos valeurs
Doctorants, docteurs, professionnels, établissements, entreprises : Rézo ne prend tout son sens que lorsque chaque maillon de l'écosystème y trouve sa place.