Recruter un vacataire se fait en trois temps : vérifier le statut auquel il peut prétendre, réunir un dossier complet avant le premier cours, et transmettre l’arrêté de vacations. Tout le reste en découle.
Le décret n° 87-889 du 29 octobre 1987 fixe deux voies. Le choix ne se fait pas à la signature : il découle de la situation du candidat, et une erreur de statut bloque le dossier en cours d’année.
C’est le point qui conditionne tout le reste : tant que le dossier administratif est incomplet, aucune heure n’est mise en paiement, même si les cours ont été faits. Un intervenant qui commence en septembre avec un dossier incomplet peut attendre des mois avant son premier virement, et c’est votre relation avec lui qui en pâtit.
La pratique la plus sûre : transmettre la liste des pièces dès l’accord de principe, vérifier le dossier avant l’arrêté de vacations, et ne laisser personne entrer en salle sans dossier validé.
Les besoins urgents se traitent rarement par les canaux habituels. Les écoles doctorales et les laboratoires de votre établissement restent le premier réflexe. Ensuite, les plateformes spécialisées prennent le relais : sur Rézo, vous publiez la mission avec le volume, la discipline et le calendrier, et des profils vérifiés, doctorants ou professionnels disponibles, y répondent directement.
Les réponses
Oui, mais le statut dépend de sa situation. Un doctorant sans contrat doctoral relève de l’agent temporaire vacataire (96 heures équivalent TD par an), sur présentation de son certificat de scolarité. Un doctorant contractuel, quel que soit son établissement, peut enseigner hors de son contrat, par vacation ou sous contrat selon l’établissement : il lui faut l’autorisation de cumul de son employeur, et le total de ses enseignements ne peut pas dépasser 64 heures équivalent TD par an, tous établissements confondus.
Non dans l’enseignement supérieur public : il est fixé par arrêté national (cours magistral, TD et TP ont chacun leur taux). Votre marge de manœuvre se situe sur le volume d’heures et le type d’enseignement confié.
Oui, rien ne l’interdit tant que l’arrêté de vacations est établi avant le début des enseignements et que le dossier est complet. C’est la situation classique des remplacements de dernière minute.
Les sources
À lire ensuite
Le socle commun, les justificatifs par statut, et le réflexe qui évite les dossiers bloqués en paiement.
Les réflexes qui marchent quand un enseignement reste sans intervenant, et comment sécuriser le semestre suivant.
Nature du besoin, volume d’heures, durée et profil recruté : le comparatif des trois dispositifs.
Publiez votre mission avec le volume, la discipline et le calendrier : les talents vérifiés de votre champ y répondent directement.